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Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

Boulevard Montmartre, Matinée de Printemps par Camille Pissarro  (1830-1903)

Boulevard Montmartre, Matinée de Printemps par Camille Pissarro (1830-1903)

Look in thy glass and tell the face thou viewest
Now is the time that face should form another;
Whose fresh repair if now thou not renewest,
Thou dost beguile the world, unbless some mother.
For where is she so fair whose uneared womb
Disdains the tillage of thy husbandry?
Or who is he so fond will be the tomb
Of his self-love, to stop posterity?
Thou art thy mother's glass and she in thee
Calls back the lovely April of her prime;
So thou through windows of thine age shalt see,
Despite of wrinkles, this thy golden time.
But if thou live, remembered not to be,
Die single and thine image dies with thee.
 
Ton visage que tu vois dans ta glace,
dis-lui qu’il est grand temps de le refaire;
sans ces quelques travaux de surface
tu lèses le monde et celle qui s’espère mère.
Où est-elle la si belle qui ne désire
que tu laboures sa prairie délaissée?
                                                      Pour qu'elle soit, comme dans le Psaume 128, ta femme, 'une vigne                                                                  généreuse au fond de ta maison; tes fils, des plants d’oliviers autour de                                                         ta table.'
Où est-il celui qui s’aime à partir
au tombeau sans aucune postérité?
tu es le miroir de ta mère, qui en toi
retrouve les beaux Avrils de sa jeunesse;
et toi, par les fenêtres de l’âge tu vois,
malgré les rides, tes années d’allégresse.
Si tu vis, sans laisser de témoignage,
tu mourras seul emportant ton image.
 

 

© Mermed Août 2014

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