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Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

Ils avaient tout : le drame, la poésie...

Il est fascinant d'entendre à quel point une interprétation peut devenir intéressante lorsqu'un soliste romantique comme Bronfman rencontre Nikolaj Szeps-Znaider,

le résultat est un mélange merveilleux qui marie style et spontanéité, discipline et liberté d'improvisation dans un véritable partenariat d'égal à égal.

C'est, après tout, ce qu'est un concerto classique.


La caractéristique la plus évidemment remarquable de cette interprétations est leur sens aigu du rythme. l'ouverture du concerto, Staccato fortement accentué, mais jamais excessivement coupé;

Les contrastes audacieux de Nikolaj Szeps-Znaider revitalisent le caractère révolutionnaire de la musique,

un point de vue avec lequel Bronfman est entièrement d'accord.

Son entrée est propulsive et excitante mais sensible aux opportunités de dialogue avec l'orchestre.

Le corps agressif mais d'une précision rythmique inhabituelle du mouvement contribue à souligner la liberté rhapsodique et l'éclat de la cadence, tandis que le Largo qui suit, fluide de manière appropriée, a une beauté limpide colorée par une belle contribution de la flûte solo. Bronfman prend un soin particulier à sculpter les lignes de basse essentielles de la main gauche au début du finale, et les échanges tranchants comme un rasoir entre le solo et l'orchestre produisent un dialogue dramatique de tout premier ordre.

 

Après cette merveille de concerto, Nikolaj – aussi grand violoniste, et Yefim nous offrirent pour prolonger le bonheur, un mouvement d'une sonate de Mozart.

 

 

Maurice Ravel Oiseaux tristes (orchestration de Colin Matthews) Ludwig van Beethoven Concerto pour piano n° 3, en ut mineur, op. 37 Igor Stravinsky L’Oiseau de feu

 

Orchestre de Lyon Chef Nikolaj Szeps-Znaider 

Piano Yefim Bronfman

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