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Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

Je lis...

                   Jadis, j’ai vu 											                   une mer triste											                 se vêtir de noir										                       quand on lui annonça									                                   la mort du poète.  Aujourd’hui, je vois								                                             les amants artistes										 pleurer dans le noir									                                   du livre et du flacon, 									                       les larmes d’Ovide.  		Lacrima lui Ovidiu, un vin Roumain blanc ou rouge , parent du Xérès par le goût et la qualité.

Jadis, j’ai vu une mer triste se vêtir de noir quand on lui annonça la mort du poète. Aujourd’hui, je vois les amants artistes pleurer dans le noir du livre et du flacon, les larmes d’Ovide. Lacrima lui Ovidiu, un vin Roumain blanc ou rouge , parent du Xérès par le goût et la qualité.

Je lis the Song of Songs
dans la King James Bible,
mais son targoum,
je le lis en Français;
je lis Szymborska en Allemand
ou en Anglais,
je lis Montale en Italien,
Ovide en Latin;
je lis Neruda en Espagnol,
et Carlos Drummond de Andrade en Portugais;
je traduis Eminescu, que je lis en Roumain,
je lis Paul Celan en Allemand,
et puis j'essaie de lire -
mot après mot -
Hallgrimson en Islandais,
Tranströmer en Suédois;
tout aussi difficilement, lettre après lettre,
je lis Sophocle ou Séféris en Grec,
mais je ne peux pas lire Wang Wei en Chinois,
ou Basho en Japonais
pas plus que Machrab en Ouzbek,
Abu Nuwas en arabe,
et Rumi en Persan...
 
alors, je les lis dans des langues qui ne sont pas la mienne,
que reste l'effort de la découverte,
l'émerveillement du souffle poétique.
 
 
 
© Mermed 
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B
Époustouflant
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