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Publié par Mermed

'Tout-sous-le-ciel a un commencement qu’on peut considérer comme la mère de Tout-sous-le-ciel.  Quand on trouve la mère, on peut par-là connaître les enfants. Quand on connaît les enfants, si de nouveau on s’en tient à la mère,  jusqu’à la fin de sa vie on n’est pas en péril. Bouche les entrées, ferme les portes,  pour le développement (naturel) de ton corps tes forces ne seront pas épuisées.  Ouvre les entrées, multiplie les activités,  pour le développement (naturel) de ton corps tu seras sans secours. Percevoir ce qui est petit, c’est avoir la vision; 		 s’en tenir au faible, c’est être fort.			 Se servant de sa lumière,  si de nouveau on a recours à sa vision,  on n’expose pas son corps à des calamités. C’est ce qu’on appelle: s’appliquer à ce qui est constant.'

'Tout-sous-le-ciel a un commencement qu’on peut considérer comme la mère de Tout-sous-le-ciel. Quand on trouve la mère, on peut par-là connaître les enfants. Quand on connaît les enfants, si de nouveau on s’en tient à la mère, jusqu’à la fin de sa vie on n’est pas en péril. Bouche les entrées, ferme les portes, pour le développement (naturel) de ton corps tes forces ne seront pas épuisées. Ouvre les entrées, multiplie les activités, pour le développement (naturel) de ton corps tu seras sans secours. Percevoir ce qui est petit, c’est avoir la vision; s’en tenir au faible, c’est être fort. Se servant de sa lumière, si de nouveau on a recours à sa vision, on n’expose pas son corps à des calamités. C’est ce qu’on appelle: s’appliquer à ce qui est constant.'

C'est le chapitre 52 de Lao Tseu (Tao Tö King),
depuis des années je le lis,
ici dans la traduction de J.JL. Duyvendack,
et je ne le comprends pas ou que par éclairs très partiels;
je crains dans les mots qui sont ici de suivre le meme voie..
.le tableau est une des représentations classiques de Lao Tseu sur son buffle.

 

And words come to rest at the place where understanding no longer understands'
                                                                              Tchouang Tseu, 7 Traduction Burton Watson
1
Mots,
hermétiques, quelquefois,
pour se protéger,
pour sauver les mots en dictature,
pour se protéger en prison,
se protéger de l’administration qui lit
s’épargner la haine de l’autre détenu qui ne sait pas lire
et qui pense que le poète le dénonce;
nécessaires, toujours,
pour se protéger de l’oubli de l’image,
du passage trop rapide de l’idée.
 
Idée obscure pour le poète
lumineuse pour le lecteur,
source claire à l’esprit du poète,
mare glauque pour son liseur.
Lire le poète étranger dans sa langue,
étrangère,
création d’un état poétique.
 
 
2
Un poète parlait, nous n’avions pas entendu,
les avions nous seulement ouverts
ces poèmes qu’il nous adressait?
En faisant notre choix de quelques livres de poésie -
passe temps bien agréable entre le tennis -
le golf et les gens de lettres,
nous n’avions pas vu l’homme,
celui-là, oui, lui,
qui n’avait pour tout vêtement
que la lumière et la pluie,
nous passions à côté de lui,
en lui accordant moins de regard qu’à l’arbre
du bord du chemin,
dans le feu de l’arc en ciel des mots
du poète qui voulait
seulement
être des nôtres,
et dont par hasard, un jour de novembre,
nous avons retrouvé les mots inachevés
dans une malle
abandonnée dans un grenier.
 
3 Poésie II
Le sans-mot, origine de la poésie;
le mot que l’on peut définir
n’est pas le mot de la poésie.
De l’alternance
entre le sans-mot et le mot
nait le prodige de la poésie.
Mystère,
mystère suprême,
porte de toutes les subtilités,
pour obscurcir l’obscurité,
éclairer la clarté.
 
 
4 T noir bleu
Mes yeux caressaient les mots d’un vieux Chinois,
j’errais dans son ironie,
je rêvais ses subtiles profondeurs;
écoutant le conseil d’un ancien romancier Anglais,
je ne lisais plus que les mots que je désirais.
Des mots, j’en voulais encore,
j’ai redit un poème,
où ils sont les fileurs éternels des éternités,
Et toujours je m’enivre de beautés,
jusqu’à tout mélanger,
 
T noir bleu.
 
 
5
La poésie est dans ce que cache le mot,
les mots cachent le sens,
le sens est la quête,
la quête est la poésie,
les mots ont un sens,
mais caché,
jamais derrière la même lettre,
utiliser des mots pour en extraire le sens inconnu,
et retrouver ce qui ne fut jamais...
 
 
© Mermed 18 Décembre 2013
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