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Publié par Mermed

Les Muses Inquiétantes  Giorgio de Chirico  (1918)

Les Muses Inquiétantes Giorgio de Chirico (1918)

So is it not with me as with that Muse,
Stirr'd by a painted beauty to his verse,
Who heaven itself for ornament doth use
And every fair with his fair doth rehearse,
Making a couplement of proud compare'
With sun and moon, with earth and sea's rich gems,
With April's first-born flowers, and all things rare,
That heaven's air in this huge rondure hems.
O! let me, true in love, but truly write,
And then believe me, my love is as fair
As any mother's child, though not so bright
As those gold candles fix'd in heaven's air:
Let them say more that like of hearsay well;
I will not praise that purpose not to sell..
 
Il n’en va pas de moi comme de ce ménestrel
dont les vers sont inspirés par une beauté fardée,
qui n’hésite pas à prendre pour décor le ciel
et avec sa beauté répète sa beauté,
il l’accouple en quelque comparaison prétentieuse,
au soleil, à la lune, aux gemmes des terres et mers,
aux premières fleurs d’Avril, à toutes choses curieuses,
que l’air des cieux a mis dans cette immense sphère.
Sincère est mon amour! Et sincères mes vers!
et crois-moi, mon amour est aussi lumineux
que l’est un enfant pour sa mère, mais moins brillant
que ces flambeaux d’or fixés dans l’air des cieux.
Je ne flatterai pas - que ceux qui veulent entendre
des bavardages en rajoutent - je n’ai rien à vendre.
 
Qui éclairent les insincérités poétiques
des ménestrels aux vers maquillés
 
© Mermed 2014-2015
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