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Publié par Mermed

Sonnet 25
Let those who are in favour with their stars
of public honour and proud titles boast,
whilst I, whom fortune of such triumph bars
Unlook'd for joy in that I honour most.
Great princes' favourites their fair leaves spread
but as the marigold at the sun's eye,
And in themselves their pride lies buried,
for at a frown they in their glory die.
The painful warrior famoused for fight,
After a thousand victories once foiled,
Time hath, my lord, a wallet at his back,
Wherein he puts alms for oblivion,
A great-sized monster of ingratitudes:
Those scraps are good deeds past; which are devour'd
As fast as they are made, forgot as soon
As done... ' Ainsi Ulysse parle dans Troïlus and Cressida

(acte 3, scène 2)


Is from the book of honour razed quite,
And all the rest forgot for which he toiled:
Then happy I, that love and am beloved,
Where I may not remove nor be removed.
 
Laisse-les ceux qui nés sous des astres fastes,
se vantent de tous leurs titres et honneurs;
moi que le destin prive de ces réussites,
je jouis de cette surprise: le bonheur.
Les favoris des princes déploient leurs feuilles,
célèbre aussi,le chevalier à la triste figure,
que j'ai fait revivre d'après l'histoire que m'avait racontée Cid Hamet;
et je me demande encore si j'étais William Shakespeare
rêvant d'être Miguel Cervantès, croyant être William Shakespeare.
 
Dans le désordre, merci ,à Tchouang Tseu
et à Gregor Kiene (Who is the author?)
An essay on Shakespeare’s and Cervantès’s identity (éd. Sancho Falstaff, 2013)
le texte intégral peut être consulté à la fin de la traduction.
 
 
 
comme sous le soleil, le calendula,
et gardent, enfoui en eux-mêmes, leur orgueil,
car un rictus les tue en plein apparat.
Jadis fameux, le guerrier de tristesse,
mille victoires, mais défait une fois, alors
on efface tout, toutes ses anciennes prouesses…
il est sitôt rayé du livre d‘or.
je suis heureux d’être aimé et d’aimer,
où je ne quitte pas ni ne suis quitté.
 
 
 
Une contribution essentielle
'Le temps était venu de répondre définitivement à cette question qui a agité les plus grands esprits depuis près de cinq cent ans:
qui se cache derrière Shakespeare, prénom William ?
Nous devons à Monsieur Gregor Kiene* d’avoir mis le point final à cette controverse.
Suivons-nous Celia Bacon qui montra que Francis Bacon - une attirance pour l’homonymie ? - était l’auteur de ces pièces et poèmes ?
Pensions-nous à un autre dramaturge, Middleton ou Webster, voire Christopher Marlowe - mais dans ce cas un décès prématuré l’aurait fait auteur posthume…?
Portions nous plutôt notre attention vers Edward de Vere, voire vers la reine - Elisabeth la première ?…
Toutes ces hypothèses, souvent séduisantes, doivent désormais être écartées après le très remarquable travail de Kiene, pour qui l’auteur de cette œuvre anglaise est le même que celui du Don Quichotte.
Nous ne reprenons ici que trois éléments déterminants de cette démonstration, non sans avoir noté au préalable qu’un facétieux Argentin avait déjà orienté la recherche dans ce sens lors de sa redécouverte des travaux du Nîmois Pierre Ménard.
- Miguel Cervantès - et il est surprenant de voir que cet indice a échappé au monde littéraire jusqu’à ce remarquable travail (je dois dire ici, par souci de vérité, que moi-même je n‘y avais pas prêté attention) - donne le nom de celui qui lui a apporté le manuscrit des aventures du héros Espagnol: il s’agit d’un certain Cid Hamet, dans lequel on reconnait - sans l’aile du rêve - Hamlet, le héros d’une des pièces de l‘auteur Anglais susmentionné.
- Monsieur Kiene nous montre également que ces deux auteurs non seulement se sous estimaient mais le faisaient pratiquement dans les mêmes termes, autant dans le prologue de Don Quichotte:
‘Je viens aujourd’hui me montrer au grand jour portant toute la charge de mon âge, avec une légende sèche comme du jonc, pauvre d’invention et de style, dépourvue de jeux d’esprit et de toute érudition,’
que dans le sonnet 79 :
‘Je t’accorde, mon cœur, que ce sentiment très beau
mérite le travail d‘une plume de plus de talent…’
Est-il envisageable qu’un tel sentiment - totalement hors de propos au regard des œuvres puisse être partagé par deux auteurs ? La réponse de Kiene - et nous partageons son avis - est très nettement non.
De plus des biographies fantaisistes - puisqu’elles voient deux auteurs là où il en est un seul - attribuent à ces deux supposés auteurs la même date de mort - 23 avril 1616;
la confusion avait été si bien installée que l’on a pu croire à deux auteurs différents, alors que - et cela saute à l’esprit tout au long de la limpide analyse de Kiene - il est impossible qu’un auteur Espagnol et un auteur Anglais soient mort le même jour.
 
Dès lors on ne peut que partager cette certitude: c‘est un seul et unique auteur qui a composé les pièces et poèmes en Anglais et le roman Espagnol.
Il ne reste plus maintenant qu’à attendre autre chercheur qui nous dira qui se cache derrière Cid Hamet….'
 
* Who is the author? An essay on Shakespeare’s and Cervantès’s identity (éd. Sancho Falstaff, 2013)
 
© Mermed 2014-2015
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