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Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

Sonnet 27

Sonnet 27
Weary with toil, I haste me to my bed,
The dear repose for limbs with travel tired;
But then begins a journey in my head
To work my mind, when body's work's expired:
For then my thoughts--from far where I abide--
Intend a zealous pilgrimage to thee,
And keep my drooping eyelids open wide,
Looking on darkness which the blind do see:
Save that my soul's imaginary sight
Presents thy shadow to my sightless view,
Which, like a jewel hung in ghastly night,
Makes black night beauteous, and her old face new.
Lo! Thus, by day my limbs, by night my mind,
for thee, and for myself, no quiet find.
 
Voyageur harassé! vite vers mon lit,
repos pour un corps trop sollicité;
j’entreprends un voyage dans mon esprit -
après le corps, la tête va travailler.
Aussi loin que je sois, mes rêveries
se dirigent vers toi, pieuses pérégrines!
et ils restent ouverts mes yeux alourdis,
perçant comme les aveugles la nuit chagrine.
Dans une vision imaginaire, mon âme
expose ton ombre à mon regard sans vie,
qui, diamant au cou de la nuit infâme,
transforme la nuit en beauté rajeunie.
Oui! Le jour, mes membres, la nuit, mon esprit,
par toi, par moi, ne trouvent aucun répit.
 
© Mermed 2014-2015
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