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Publié par Mermed

Job (Marc Chagall) Nous allons le retrouver très souvent ce pauvre Job...avec des appréciations très diverses...

Job (Marc Chagall) Nous allons le retrouver très souvent ce pauvre Job...avec des appréciations très diverses...

When in disgrace with fortune and men's eyes
I all alone beweep my outcast state,
And trouble deaf heaven with my bootless cries,
And look upon myself, and curse my fate,
Wishing me like to one more rich in hope,
Featured like him, like him with friends possessed,
Desiring this man's art, and that man's scope,
With what I most enjoy contented least;
Yet in these thoughts myself almost despising,
Haply I think on thee, and then my state,
Like to the lark at break of day arising
From sullen earth, sings hymns at heaven's gate;
For thy sweet love remembered such wealth brings
That then I scorn to change my state with kings.
 
Quand je n’ai plus la faveur des hommes ni
du destin, je pleure d’être un paria; dès lors
j’accable en vain le ciel, sourd à mes cris,
et je me vois, et je maudis le sort;
je veux être comme celui-ci, riche d’espoir,
pareil à cet homme entouré d’amis,
avec les dons de l’un, l’aura d’un autre,
rien de ce qui me plaît ne m’assouvit;
quelles pensées! je me méprise – presque; par chance
je pense à toi, et comme l’alouette,
au point du jour quittant la terre revêche,
mon âme chante des hymnes aux portes célestes;
ton amour resurgit! tant de richesses
que je refuse de devenir altesse.
 

Comme un vieil homme dans ses vieux mots,

je suis dégoûté de ma vie!

Je vais donner libre cours à ma plainte,

je vais parler dans mon amertume.

Je suis l'homme qui est la risée de ses amis...

(Job 10,1 et 12,4)

 

© Mermed 2014-2015

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