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Publié par Mermed

Sonnet 48
How careful was I when I took my way,
Each trifle under truest bars to thrust,
That to my use it might unused stay
From hands of falsehood, in sure wards of trust!
But thou, to whom my jewels trifles are,
Most worthy comfort, now my greatest grief,
Thou best of dearest, and mine only care,
Art left the prey of every vulgar thief.
Thee have I not locked up in any chest,
Save where thou art not, though I feel thou art,
Within the gentle closure of my breast,
From whence at pleasure thou mayst come and part;
And even thence thou wilt be stol'n I fear,
For truth proves thievish for a prize so dear.
 
Je fus prudent en prenant le chemin,
la moindre babiole à l’abri, sous clé -
qui n’attend que moi, à l’abri des mains
indélicates - en toute sécurité!
Mes bijoux, près de toi, bimbeloterie…
tu es mon soutien et toutes mes douleurs,
l’être qui m’est le plus cher, mon seul souci,
mais je te laisse, offert au moindre voleur.
Je ne t’ai pas mis dans une autre vitrine,
que celle où je peux te ressentir,
et où tu n’es pas, dans ma poitrine,
d’où à loisir tu peux aller et venir;
J’en ai peur, même l’honnête te volera,
tenté par un tel trésor, même là.
© Mermed 2014-2015

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