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Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

Sonnet 1

Gustave Courbet, et cela n'a aucun rapport, mais j'aime l'inquiétude de cet autoportrait.

Gustave Courbet, et cela n'a aucun rapport, mais j'aime l'inquiétude de cet autoportrait.

From fairest creatures we desire increase,

That thereby beauty's rose might never die,

But as the riper should by time decease,

His tender heir might bear his memory:

But thou, contracted to thine own bright eyes,

Feed'st thy light'st flame with self-substantial fuel,

Making a famine where abundance lies,

Thyself thy foe, to thy sweet self too cruel.

Thou that art now the world's fresh ornament

And only herald to the gaudy spring,

Within thine own bud buriest thy content

And, tender churl, makest waste in niggarding.

Pity the world, or else this glutton be,

To eat the world's due, by the grave and thee.

 

De superbes créatures notre désir s'accroit; *

Que jamais, jamais, ne meure la beauté !

Mais la mort vient avec le temps qui décroit,

Seule évocation...un bel héritier.

Toi, sous contrat avec tes yeux d'or,

tu entretiens la flamme de la bougie,

créant famine là où il y a pléthore,                                                                                                                                                                                                                                       trop cruel,  tu es ton pire ennemi.  

Tu es toute la beauté de l'univers,

éblouissant messager du printemps,

tes plaisirs, en ton sein tu les enterres,

tu dilapides, cher idiot, en lésinant.

Pitié ! Sinon toi seul et ta tombe,  

goinfrez-vous de ce qui revient au monde.

 

 

 

*ce n'est pas la traduction exacte, qui serait un vers composé autour de ces mots: 'Des très belles créatures, nous voulons des descendants' je rends à peu près cette idée avec ce vers, surtout si l'on en a l'explication...

 

Ce sonnet, je l'ai déjà traduit trois fois, deux de ces traduction sont été publiées, aucune n'était bonne; celle-ci me semble un peu plus proche...peut-être.

 

© Mermed 5-7 Juillet 2017

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