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Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

Sonnet 71

la première version du roman filmée en 1943

la première version du roman filmée en 1943

onger mourn for me when I am dead
Than you shall hear the surly sullen bell
Give warning to the world that I am fled
From this vile world with vilest worms to dwell:
Nay, if you read this line, remember not
The hand that writ it, for I love you so,
That I in your sweet thoughts would be forgot,
If thinking on me then should make you woe.
O! if, I say, you look upon this verse,
When I perhaps compounded am with clay,
Do not so much as my poor name rehearse;
But let your love even with my life decay;
Lest the wise world should look into your moan,
And mock you with me after I am gone.
 
Quand je serai mort, qu’en pleurs tu ne fondes
plus longtemps que ne sonne le lugubre glas,
annonçant au monde ma fuite de ce monde
ici bas, vers les lombrics, vils appâts:
non, si tu lis ces lignes, oublie la main
qui les a écrites, je t’aime tellement,
qu’à être pour tes pensées un chagrin,
je préfère que tu m’oublies totalement.
O! je te le dis, si tu lis ces vers,
mon nom, ne t’en va pas le répéter
quand je serai redevenu poussière;
laisse ton amour et ma vie se faner;
le monde - si sage! - voyant ta peine, rirait
de toi à cause de moi qui s’enfuirait.
© Mermed 2014-2015
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