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Publié par Mermed

Sonnet 73
That time of year thou mayst in me behold
When yellow leaves, or none, or few, do hang
Upon those boughs which shake against the cold,
Bare ruined choirs, where late the sweet birds sang.
In me thou see'st the twilight of such day
As after sunset fadeth in the west;
Which by and by black night doth take away,
Death's second self, that seals up all in rest.
In me thou see'st the glowing of such fire,
That on the ashes of his youth doth lie,
As the death-bed, whereon it must expire,
Consumed with that which it was nourish'd by.
This thou perceiv'st, which makes thy love more strong,
To love that well, which thou must leave ere long.
 
Tu peux voir en moi ce temps de l’année
quand les feuilles jaunes pendent aux rameaux -
toutes, ou peu, ou pas - tremblantes et glacées,
voûtes en ruine, où hier chantaient les oiseaux.
Tu vois en moi le crépuscule qui pâlit
ces jours après le coucher du soleil
à l’ouest, emportés par le noir de la nuit;
l’autre mort, qui mure tout dans le sommeil.
Tu vois en moi le même feu rougeoyer,
sur les cendres de sa jeunesse, gisant
comme sur un lit de mort, où il doit expirer,
consumé par ce qui fut son aliment.
Aimer tout ce que tu laisseras un jour,
et que tu vois, renforce ton amour.
Méfie toi Lucius Domitius Ahenobarbus!
Elle a dit juste, la pythie,
crains le chiffre 73, Néron!
Va-t'en assassin de ta mère!
Galba aura 73 ans quand tu seras mort, dans un an.
 
© Mermed 2014-2015
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