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Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

Sonnet 84

Sonnet 84
Who is it that says most, which can say more,
Than this rich praise, that you alone, are you,
In whose confine immured is the store
Which should example where your equal grew?
Lean penury within that pen doth dwell
That to his subject lends not some small glory;
But he that writes of you, if he can tell
That you are you, so dignifies his story.
Let him but copy what in you is writ,
Not making worse what nature made so clear,
And such a counterpart shall fame his wit,
Making his style admired every where.
You to your beauteous blessings add a curse,
Being fond on praise, which makes your praises worse.
 
 
Qui en dit le plus, qui renchérit encore
sur cet éloge: toi, tu es toi, l'unique,
et là est caché le moule, ce trésor
pour couler ton sosie en tout identique ?
Médiocre disette de cette plume qui
n'alloue à son sujet un peu de gloire;
mais celui qui écrit sur toi, s'il dit
que tu es toi, dignifie son histoire.
Ce qui est écrit en toi, qu'il le copie,
sans obscurcir ce que la nature fit clair,
il assure le renom à son esprit,
à son style l'admiration de l'univers.
Contre tes dons une malédiction conspire,
avide de louanges, tu attires les pires.
Depuis des siècles, combien ont parlé de toi,
combien se sont fait un nom
en essayant de trouver un nom à celui
que j'ai réussi à inventer au delà de tous mes rêves,
ils n'ont pas pu réussir,
aucun n'a jamais pu dire qui tu es,
aucun n'a jamais pu embellir l'histoire de sa vie,
en découvrant un nom là où il n'y avait rien à découvrir.
Pour éviter la mode changeante de la convention vulgaire,
que restent seuls, toi et le lecteur...
 
© Mermed 2014-2015
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