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Publié par Mermed

Valse Triste

 

à Jan Sibelius

 

Une rose pleurait

Sur le linceul noir d’un canal

Dans cette ville d’eaux

Où ils se rencontrèrent

Dans la taverne, le Grand Alfredo

Improvisait un air ancien qui parlait

D’amour, de sexe et de mort.

Ils partirent ensemble sur ce rythme

Pour une invention du fil des jours

Comme le vieux Tango au fil des mots.

 

Au bord d’une mer lointaine

Dans un port où Gianbattista peignait le vide

Et où un Lord anglais, jeune encore et doué de poésie

cherchait quelque plage lointaine

où finir en héros son immortel ennui.

Ils partirent, elle vers la foule,

Lui vers la solitude

Dans cet après midi d’automne

Accompagnés par le prêtre rouge

Qui chantait les saisons du temps.

 

Elle venait des brouillards de la ville,

Il sortait des brumes de la mer

En cette soirée d’hiver

Au café du Théâtre, enfin retrouvés,

Toujours inassouvis

Parmi les acteurs de la Tempête.

Le vieux violoniste emmena le monde

Vers l’engloutissement

Jusqu’au bout de l’infini du temps

Dans le Maelström ultime de sa triste valse.

 

Et j’ai envie d’écouter cette valse au saxo, j’ai dans l’oreille les sonorités de Archie Shepp pour cette valse.

Ce sera au Theater Café à Oslo et il jouera sur la mezzanine - celle-là sur laquelle un violoniste a joué tous les jours pendant plus de soixante ans.

Avec des vins blancs et des filles…

 

©Mermed 

 

 

 

 

 

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