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Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

Beckett

Beckett

 

Un soir, j’écoutais Solitude*, le Duke au piano en dialogue avec Max et Charlie,

Je buvais du Whiskey bien tourbé qui accompagnait magnifiquement des huîtres auxquelles on ajoutait au fur et à mesure des ris de veau ou de la moelle (essayez, vous aimerez… certains les accompagnent de chorizo),

et mon esprit est parti rejoindre le peu que je connais de celui d’un ascète Irlandais et silencieux.

J’ai erré dans le cylindre, dépeuploir de toute humanité,

tombeau de tout espoir,

lieu où l’on a plus que le seul espoir d’être désespéré;

j’ai attendu un dieu incertain

à côté d’Estragon et de Vladimir;

je n’ai pas osé être familier

avec Gogo et Didi

Godi, Godot.

Dieu si loin

et si près

peut être Lucky….

par chance.

et toujours je relis Beckett

et toujours je vais le voir sur scène

et toujours je tente de pénétrer un peu plus avant

dans le monde de l’absence,

absence de liberté

d’une vie qui est la prison des hommes condamnés à vivre.

 

Essayons, essayons encore

 

Dans la pièce anonyme d’une ville inconnue

Ou nous serons inaperçus

 

 

 

* Solitude dans l’album Money Jungle (1962) Duke avec Max Roach et Charlie Mingus

 

 

© Mermed 

 

 

 

 

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