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Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

98

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From you have I been absent in the spring,
When proud pied April, dressed in all his trim,
Hath put a spirit of youth in every thing,
That heavy Saturn laughed and leapt with him.

Yet nor the lays of birds, nor the sweet smell
Of different flowers in odour and in hue,
Could make me any summer's story tell,
Or from their proud lap pluck them where they grew:

Nor did I wonder at the lily's white,
Nor praise the deep vermilion in the rose;
They were but sweet, but figures of delight,
Drawn after you, you pattern of all those.

Yet seemed it winter still, and you away,
As with your shadow I with these did play
.

 

Loin de toi, je fus absent au printemps,

quand Avril lumineux en sa parure,

donnait air de jeunesse à tout vivant -

et riait et dansait, Saturne le lugubre…

Ni le lai des oiseaux, ni la douceur

des fleurs aux teintes et odeurs variées,

m’aidaient à les cueillir dans la splendeur

de leur sein, ou à dire des contes d’été;

je n’admirais plus la blancheur du lis,

ni ne chantais le vermillon des roses;

ce n’étaient que douces images de délice,

dessinées d’après toi, modèle de toute chose.

En ton absence, c’était toujours l’hiver,

je jouais avec, comme avec ta chimère.

© Mermed 2014-2016

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