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Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

107

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Not mine own fears, nor the prophetic soul
Of the wide world dreaming on things to come,
Can yet the lease of my true love control,
Supposed as forfeit to a confined doom.
The mortal moon hath her eclipse endured,
And the sad augurs mock their own presage;
Incertainties now crown themselves assured,
And peace proclaims olives of endless age.
Now with the drops of this most balmy time,
My love looks fresh, and Death to me subscribes,
Since, spite of him, I'll live in this poor rhyme,
While he insults o'er dull and speechless tribes:
And thou in this shalt find thy monument,
When tyrants' crests and tombs of brass are spent.
 
Ni mes propres peurs, ni l’âme prophétique
de l’univers rêvant de temps lointains,
ne fixent de terme à mon amour unique,
condamné aux confinements du destin.
La lune mortelle a subi son absence,
les tristes augures moquent leurs présages;
l’incertitude est couronnée d’assurance,
les oliviers disent la paix des âges.
Les retombées bénéfiques de notre ère
ravivent mon amour, la mort me le concède:
malgré elle, je vivrai dans mes pauvres vers,
quand elle foule des tribus muettes et rudes:
ce sera ton mausolée, quand rien
ne restera des tyrans et tombes d’airain.
© Mermed 2014-2015
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