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Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

109

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O! never say that I was false of heart,
Though absence seemed my flame to qualify,
As easy might I from my self depart
As from my soul which in thy breast doth lie:
That is my home of love: if I have ranged,
Like him that travels, I return again;
Just to the time, not with the time exchanged,
So that myself bring water for my stain.
Never believe though in my nature reigned,
All frailties that besiege all kinds of blood,
That it could so preposterously be stained,
To leave for nothing all thy sum of good;
For nothing this wide universe I call,
Save thou, my rose, in it thou art my all
.
 
Ne dis jamais que mon coeur était faux,
même si l'absence semble émousser ma flamme,
je ne peux pas plus m'abandonner moi,
que de ton sein arracher mon âme:
c'est mon foyer d'amour, j'ai baguenaudé,
comme le vagabond, mais je m'en reviens;
juste à temps, tel qu'en moi-même inchangé,
et, pour mes pêchés j'apporte l'eau des saints.
Ne crois jamais, bien que les mêmes veuleries
soient ma nature, comme tout être de sang,
qu'elle puisse être stupidement pervertie,
à laisser ce que tu es pour le néant;
cet immense univers n'est rien, pour moi,
sauf toi, ma rose, qui est tout pour moi.
© Mermed 2014-2015
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