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Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

sonnet 127

sonnet 127

In the old age black was not counted fair,
Or if it were, it bore not beauty's name;
But now is black beauty's successive heir,
And beauty slandered with a bastard shame:

For since each hand hath put on Nature's power,
Fairing the foul with Art's false borrowed face,
Sweet beauty hath no name, no holy bower,
But is profaned, if not lives in disgrace.

Therefore my mistress' eyes are raven black,
Her eyes so suited, and they mourners seem
At such who, not born fair, no beauty lack,
Sland'ring creation with a false esteem:

Yet so they mourn becoming of their woe,
That every tongue says beauty should look so.

Jadis, on ne tenait pas le noir pour plaisant

et quand bien même, jamais on ne le disait beau,

mais le noir hérite de la beauté maintenant,

la beauté est discréditée par ce corniaud:

nous évinçons la nature, rehaussons

la laideur de faux artifices à crédit,

la douce beauté n’a plus sanctuaire ou nom,

elle est souillée, couverte de discrédit.

les yeux de ma maîtresse sont noirs corbeau,

ainsi fardés, ces pleureurs ressemblant

à ceux qui, nés laids, peuvent devenir beaux,

en violant la création de faux-semblants:

ils pleurent et l’on dit, voyant leur douleur:

toute beauté devrait être de cette couleur.

© Mermed 2014-2015

 

 

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