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Publié par Mermed

Sonnet 131

Thou art as tyrannous, so as thou art,
As those whose beauties proudly make them cruel;
For well thou know'st to my dear doting heart
Thou art the fairest and most precious jewel.

Yet, in good faith, some say that thee behold,
Thy face hath not the power to make love groan;
To say they err I dare not be so bold,
Although I swear it to myself alone.

And to be sure that is not false I swear,
A thousand groans, but thinking on thy face,
One on another's neck, do witness bear
Thy black is fairest in my judgment's place.

In nothing art thou black save in thy deeds,
And thence this slander, as I think, proceeds.

 

Tu es, autant que celles que la beauté

pare de cruelle arrogance, tyrannique;

tu sais bien que pour mon cœur entiché,

tu es la plus belle pierre, la seule, l’unique.

Devant ton visage, que disent les bavards?

qu’il ne peut faire gémir d’amour sans cesse;

je n’oserai pas leur dire qu’ils s’égarent,

mais en moi-même j’en fais la promesse.

Et pour être sûr que je jure sans erreur,

pensant à ton visage, mille gémissements

se succèdent, témoignant que ta couleur

noire est la plus belle, selon mon jugement.

Tu n’es noire en rien sauf en tes actions,

de là, je pense, vient cette diffamation.

© Mermed 2014-2015

 

 

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