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Publié par Mermed

Sonnet 132

Thine eyes I love, and they, as pitying me,
Knowing thy heart torments me with disdain,
Have put on black and loving mourners be,
Looking with pretty ruth upon my pain.

And truly not the morning sun of heaven
Better becomes the grey cheeks of the east,
Nor that full star that ushers in the even,
Doth half that glory to the sober west,

As those two mourning eyes become thy face:
O! let it then as well beseem thy heart
To mourn for me since mourning doth thee grace,
And suit thy pity like in every part.

Then will I swear beauty herself is black,
And all they foul that thy complexion lack.

 

J'aime tes yeux, eux, comme par pitié pour moi,

au fait du dédain dont m'accable ton coeur,

pour être les pleureurs se sont mis en noir,

quelle jolie pitié pour voir ma douleur!

En vérité le soleil du matin

ne s'accorde pas mieux aux joues grises de l'est,

ni l'étoile du soir, héraut du déclin,

n'apporte autant de gloire à ce pauvre ouest,

que ne te vont ces deux yeux éplorés:

laisse ton coeur verser pour moi toutes ses larmes

et revêts-toi entièrement de pitié,

puisque tes larmes participent de ton charme.

La beauté est noire, maintenant je le jure,

et laides, celles qui n’ont pas ton teint obscur.

© Mermed 2014-2015

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