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Publié par Mermed

Sonnet 141

In faith I do not love thee with mine eyes,
For they in thee a thousand errors note;
But 'tis my heart that loves what they despise,
Who, in despite of view, is pleased to dote.

Nor are mine ears with thy tongue's tune delighted;
Nor tender feeling, to base touches prone,
Nor taste, nor smell, desire to be invited
To any sensual feast with thee alone:

But my five wits nor my five senses can
Dissuade one foolish heart from serving thee,
Who leaves unswayed the likeness of a man,
Thy proud heart's slave and vassal wretch to be:

Only my plague thus far I count my gain,
That she that makes me sin awards me pain

 

C'est vrai, ce ne sont pas mes yeux qui t'aiment,

ils notent en toi des défauts par milliers;

mais mon coeur qui aime ce qu'ils dédaignent,

malgré ce qu'il voit, est ravi de craquer.

Ni mes oreilles n’ont de joie à t’entendre;

ni les élans nés de canailles caresses,

ni le goût, ni l’odorat, veulent se rendre

où tu fêtes toute seule les sens en liesse:

mais ni mes cinq esprits, ni mes cinq sens

détournent un cœur fou d’être ton prisonnier,

qui fait d’un homme, cette ombre en errance,

le vassal et serf de ton cœur altier:

mais je tire profit de cette addiction,

elle est mon pêché et ma punition.

© Mermed 2014-2015

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