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Publié par Mermed

Sonnet 149

Canst thou, O cruel! say I love thee not,
When I against myself with thee partake?
Do I not think on thee, when I forgot
Am of my self, all tyrant, for thy sake?

Who hateth thee that I do call my friend,
On whom frown'st thou that I do fawn upon,
Nay, if thou lour'st on me, do I not spend
Revenge upon myself with present moan?

What merit do I in my self respect,
That is so proud thy service to despise,
When all my best doth worship thy defect,
Commanded by the motion of thine eyes?

But, love, hate on, for now I know thy mind,
Those that can see thou lov'st, and I am blind.

 

Cruelle, je ne t’aime, peux-tu l’affirmer,

quand contre moi-même je prends ton parti ?

N’est-ce penser à toi que de m’oublier

pour toi, mon despote, à ton seul profit ?

Qui est-ce que j’appelle mon ami qui te hait,

qui boudes-tu que je flatte servilement,

si tu me fais la tête, n’est-il pas vrai

que je me punis par mes geignements ?

Quel mérite en moi est-ce que je pense

trop noble pour être à ton service, quand

le meilleur de moi adore tes carences,

suivant tes yeux et leurs mouvements ?

Mon amour je connais ton âme, hais moi,

je suis aveugle et tu aimes ceux qui voient.

© Mermed 2014-2015

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