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Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

Venus and Adonis strophes 16 -20

AMIGONI, Jacopo Venus and Adonis vers 1730

AMIGONI, Jacopo Venus and Adonis vers 1730

Never did passenger in summer's heat

More thirst for drink than she for this good turn.

Her help she sees, but help she cannot get;

She bathes in water, yet her fire must burn:

'O! pity,' 'gan she cry, 'flint-hearted boy:

'Tis but a kiss I beg; why art thou coy?

 

'I have been woo'd, as I entreat thee now,

Even by the stern and direful god of war,

Whose sinewy neck in battle ne'er did bow,

Who conquers where he comes in every jar;

Yet hath he been my captive and my slave,

And begg'd for that which thou unask'd shalt have.

 

 

'Over my altars hath he hung his lance,

His batter'd shield, his uncontrolled crest,

And for my sake hath learn'd to sport and dance

To toy, to wanton, dally, smile, and jest;

Scorning his churlish drum and ensign red

Making my arms his field, his tent my bed.

 

'Thus he that overrul'd I oversway'd,

Leading him prisoner in a red-rose chain:

Strong-temper'd steel his stronger strength obey'd,

Yet was he servile to my coy disdain.

O! be not proud, nor brag not of thy might,

For mastering her that foil'd the god of fight.

 

Touch but my lips with those falr lips of thine,—

Though mine be not so fair, yet are they red,—

The kiss shall be thine own as well as mine:

What seest thou in the ground? hold up thy head:

Look in mine eyeballs, there thy beauty lies;

Then why not lips on lips, since eyes in eyes?

 

 

 

Pas un nomade, l’été, dans la chaleur

ne veut de l'eau autant qu’elle cette faveur.

Elle voit ce qu’elle veut et ne peut posséder;

elle est dans l'eau mais continue de brûler:

enfant, tu es sans-cœur, par pitié

ne joue plus au timide, rien qu'un baiser...’

 

Comme je te courtise, moi je l’ai été,

même par le dieu farouche de la guerre,

qui dans la bataille n‘a jamais cédé,

qui partout où il se bat conquiert;

il a été mon serf, mon prisonnier

sans un mot tu as ce qu‘il a mendié.

 

Sur mes autels il déposa sa lance,

son écu cabossé, son cimier altier,

et pour moi il apprit le jeu, la danse,

à rire, badiner, flâner, plaisanter;

méprisant sa clique et son drapeau rouge;

mes bras pour champ de bataille, sa tente ma couche.

 

Ainsi je triomphai du conquérant,

des chaînes de roses le retenaient captif:

l’acier obéissait à son bras puissant,

mais il fut soumis à mon dédain lascif.

Ne vas pas te vanter parce que tu peux

posséder celle qui domina le dieu.

 

De tes belles lèvres effleure donc les miennes, -

elles sont moins belles, mais elles sont vermillon, -

cette caresse sera la mienne et la tienne:

que vois-tu par terre ? relève le front:

vois dans mes yeux ta beauté sans pareille;

alors lèvre sur lèvre, comme œil dans œil.

 

© Mermed 2011-2019

 

 

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