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Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

Venus and Adonis strophes 36 -40

BELLE, Clément-Louis-Marie-Anne Venus et Adonis (1772)

BELLE, Clément-Louis-Marie-Anne Venus et Adonis (1772)

Fie! lifeless picture, cold and senseless stone,

Well-painted idol, image dull and dead,

Statue contenting but the eye alone,

Thing like a man, but of no woman bred:

Thou art no man, though of a man's complexion,

For men will kiss even by their own direction.'

 

This said, impatience chokes her pleading tongue,

And swelling passion doth provoke a pause;

Red cheeks and fiery eyes blaze forth her wrong;

Being judge in love, she cannot right her cause:

And now she weeps, and now she fain would speak,

And now her sobs do her intendments break.

 

Sometimes she shakes her head, and then his hand;

Now gazeth she on him, now on the ground;

Sometimes her arms infold him like a band:

She would, he will not in her arms be bound;

And when from thence he struggles to be gone,

She locks her lily fingers one in one.

 

'Fondling,' she saith, 'since I have hemm'd thee here

Within the circuit of this ivory pale,

I'll be a park, and thou shalt be my deer;

Feed where thou wilt, on mountain or in dale:

Graze on my lips, and if those hills be dry,

Stray lower, where the pleasant fountains lie.

 

'Within this limit is relief enough,

Sweet bottom-grass and high delightful plain,

Round rising hillocks, brakes obscure and rough,

To shelter thee from tempest and from rain:

Then be my deer, since I am such a park;

No dog shall rouse thee, though a thousand bark.'

 

 

 

Portrait sans vie, roc indifférent,

image morne et morte, idole maquillée,

statue qui ne séduit que le regard,

un homme … ? mais aucune femme ne l'a enfanté:

un homme... ? Tu en as l'air, mais tu ne l'es pas,

eux embrassent tout ce qui est un appât

 

Puis l’impatience étouffe ses mots suppliants,

la passion qui enfle provoque une pause;

joues rouges, yeux enflammés disent ses tourments;

juge d’amour, elle ne sait plaider sa cause:

puis elle pleure alors qu’elle voudrait parler,

mais les sanglots viennent l‘en empêcher.

 

Parfois elle secoue la tête, puis sa main;

et elle le regarde, puis regarde en bas;

avec ses bras, des rubans, elle le ceint:

elle veut- pas lui - l’enchaîner dans ses bras;

quand il se débat pour partir enfin,

elle serre ses doigts de lys un à un.

 

Je t’ai entouré’ dit-elle, mon lapin,

là dans cette pâle ceinture ivoirée,

je serai un parc, tu seras mon daim;

manges où tu veux, en monts ou vallées:

broute mes lèvres et s’ils sont secs ces monts,

va plus bas, où les sources du plaisir sont.

 

Là tout invite à la sérénité, 

une plaine délicieuse, un gazon exquis,

des collines rondes, de noirs et drus fourrés,

tes abris contre les orages et la pluie:

puisque je suis ce parc, sois donc mon daim;

mille aboient, mais ne t’y suivra nul chien.

 

 

À suivre... © Mermed 2011 - 2019

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