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Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

Parenthèses

Parenthèses

 

 (                                                               )

(                                                               )(1)

 

 

Assez! valets de crétins, de vos mots chimériques !

Mots ridicules et incompréhensibles

de sous-maîtresses de bordel,

pour des peuples aux oreilles impénétrables!

Bruits sans intérêts, arbitres impuissants !

Médiateurs de mercantis dégoulinants

de suffisance; ruisselants de compassion

sentencieuse, gourmée, pédantesque,

bégueule et prompte au coup de gueule,

s'il est sans risque... Hâbleurs, couards!

Badernes de pacotilles, sous-Falstaffs !

 

 

Il n'y avait pas assez de mystères,

tous les mots de mes sonnets étaient clairs,

j'ai alors voulu écrire ces deux vers -

 

néant compris entre deux parenthèses -

je tissais les trames des hypothèses

qui seraient élaborées dans les thèses.

 

J'ai voulu ouvrir à tous les possibles -

ainsi que vous le dites - mes impassibles

silences, pour qu'ils soient compréhensibles,

 

tels qu'en eux-mêmes chacun les imagine;

pour trouver ma pensée à l'origine,

quand je soignais mes angines à coups de gin.

 

Erreur, ces ceux vers totalement blancs?

Ou disaient-ils le nom de mon amant -

supposé ou réel – noble ou manant?

 

Ou bien simple fantaisie du hasard,

quand le prote de mon éditeur Jaggard

voulut à sa manière prendre sa part?

 

À moins qu'ils soient la suite des trois sonnets

précédents, que j'aie ici remplacé

les trois 'non' par une offre de liberté;

 

ils peuvent être rappel amphibologique -

O combien! du grand climatérique,

pour ce qui peut être mon carré magique...

 

Peignez, Ophélie, peignez les désespoirs

sur la toile étoilées de vos nuits noires,

et nagez dans mes sonnets jusqu'au soir. (2)

 

(1) Ce sont les deux derniers vers du sonnet 126 de Shakespeare

(2) Merci à monsieur A. Rimbaud

 

© Mermed

 

  

 

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