Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Mermed

Pablo, sois indulgent avec cette traduction...

Pablo, sois indulgent avec cette traduction...

 

Entre sombra y espacio, entre guarniciones y doncellas,
dotado de corazón singular y sueños funestos,
precipitadamente pálido, marchito en la frente
y con luto de viudo furioso por cada día de vida,

 

ay, para cada agua invisible que bebo soñolientamente
y de todo sonido que acojo temblando,
tengo la misma sed ausente y la misma fiebre fría
un oído que nace, una angustia indirecta,
como si llegaran ladrones o fantasmas,

 

y en una cáscara de extensión fija y profunda,
como un camarero humillado, como una campana un poco ronca,
como un espejo viejo, como un olor de casa sola
en la que los huéspedes entran de noche perdidamente ebrios,
y hay un olor de ropa tirada al suelo, y una ausencia de flores
-posiblemente de otro modo aún menos melancólico-,
pero, la verdad, de pronto, el viento que azota mi pecho,
las noches de substancia infinita caídas en mi dormitorio,
el ruido de un día que arde con sacrificio
me piden lo profético que hay en mí, con melancolía
y un golpe de objetos que llaman sin ser respondidos
hay, y un movimiento sin tregua, y un nombre confuso.

 

 

Entre ombre et espace, entre garnisons et soubrettes,

avec mon cœur singulier et mes rêves funestes,

précocement blanchi, le front flétri

et le deuil d’un vieux furieux chaque jour de la vie,

hélas, pour l’eau invisible que je bois en somnolant

et pour tous les sons que j’accueille en tremblant,

j’ai la même soif absente et la même fièvre froide

une oreille qui nait, une angoisse indirecte,

comme si approchaient des voleurs et des fantômes,

et en une coquille fixe dans sa profondeur,

comme un serveur humilié, comme une cloche un peu fêlée,

comme un vieux miroir, comme l’odeur d’une maison vide où les habitants rentrent la nuit, ivre-morts,

et il y a une odeur de vêtements jetés sur le sol, et une absence de fleurs

-peut être moins mélancolique autrement -,

mais, à la vérité, ce vent qui me frappe la poitrine,

 

les nuits d’infinie substance envahissaient ma chambre,

les bruits d’un jour qui brûlent avec le sacrifice

me demandent les prophéties en moi, avec mélancolie

et le bruit du choc des objets qui appellent sans qu’il n’y ait de réponse

et un mouvement perpétuel et un nom confus.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article