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Publié par Mermed

dans des prisons,

Une prison 	Piranèse Giovanni Battista   (1720  - 1778)

Une prison Piranèse Giovanni Battista (1720 - 1778)

 

Nos âmes, prisons de l’obscur

aucune lumière jamais

dans cette vieillisserie des mauvais rêves

- aucun chat pour les tenir loin -

la lumière était

avant la construction de la prison

par un dieu

d’avant l’invention du monde,

la lumière sera

après l’abolition de la prison

par des dieux

d’après la finition du monde;

quand le pendule temporel

cessera d’osciller dans

les puits d’inquisition

puits de questions

pour les âmes dèshérentes

des carceri

de Piranèse l’ameatomiste.

J’aime parcourir ces Carceri d’Invenzione du fond de mes prisons;

quelques musiques m’y accompagnent, le Grand Macabre de Ligeti ou Charlie -

les sessions de 1945 - Koko avec Miles, Dizzy, Curly et Max.

Je bois tous les élixirs d ‘éternité…

 

 

 

 

 

 

construites pour faire vaciller la raison

Chute d'eau  1961 Maurits Cornelis Escher

Chute d'eau 1961 Maurits Cornelis Escher

Les figures impossibles de Maurits,

de l'eau qui descend en remontant,

des soldats qui montent en descendant,

Escher	Montée et descente 1960

Escher Montée et descente 1960

 

et tant d'autres...

On pense à l'anneau de Moebius,

bien sûr...

Quand d'abord je perds ma raison dans les gravures de Cornelius,

c'est à David Hilbert que je pense,

à sa définition de l'infini,

Il n'est ni écrivain,

ni musicien,

ni peintre,

c’est un mathématicien

que j’aime parce qu’il m’ a aidé à matérialiser l’impossible concept de l’infini;

avec son hôtel.

Cet hôtel dont il est le réceptionniste comprend un nombre infini de chambres; un soir arrive un client, alors que

l’hôtel est complet; problème de surbooking, dirons nous, mais nous n’avons jamais rencontré le mathématicien

Hilbert à la réception…pour David la réponse est simple, il demande à tous les clients de se déplacer dans la

chambre voisine de la leur (en ordre de numéro croissant) et ainsi la chambre 1 se libère et le client s’ installe -

ce qui démontre que l’infini est égal à l’infini plus un….

Le lendemain, nouveau problème: un car et ses cinquante voyageurs…que faire?

C’est simple, chaque occupant d’une chambre ira dans la chambre qui porte le numéro double de celui qui est

attribué à la chambre qu’il occupe, libérant ainsi un nombre infini de chambres…ce qui est à l’évidence la preuve

que la moitié et le double de l’infini sont l’infini.

 

Et j'en viens alors à penser que Mauritz Cornelius m'a expliqué de façon aussi limpide

 

- en images - les montées qui descendent

 

et les descentes qui montent - paradoxes à la portée des promeneurs

 

et autres pérégrins.

 

 

à suivre...

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