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Publié par Mermed

Rêveries d'un spectateur improvisé

Nous avons tellement de plaisir à voir des comédiens se laisser aller et improviser

dans les facéties de la Commedia dell'Arte, ou rattraper des erreurs -

comment ne pas en faire quand on dit des textes pendant plus d'une heure et demie? -

avec talent et à -propos.

Ce fut le cas hier et c'était bien,

et cela m'a remis en mémoire deux représentations auxquelles j'ai assisté,

la première c'était à la fin de l'automne 1598,

la seconde au printemps 1599;

Richard Burgrave était Hamlet, et Shakespeare tenait son seul rôle : le spectre du père.

Quel ne fut pas mon étonnement d'entendre ces deux mots improvisés

à la fin de l'intervention du fantôme lors de la représentation du printemps !

J'avais en mémoire la fin de ce monologue (acte 1, scène 5) ,

facile puisque Willie nous avait gratifié de mots en français : 'Adieu, adieu!Hamlet'.

Quelle ne fut pas ma surprise quand après ces mots,

s'ensuivit un silence, puis il ajouta, la voix rauque, 'Remember me !'

Souviens-toi de moi.

Willie voulait-il dire à Richard qui se la pétait un peu

depuis les premières représentations et faisait le beau dans tout Londres,

'c'est moi qui t'ai donné ce rôle, moi qui te fais ta gloire,

alors souviens-toi de ce que tu me dois.'

Sans doute...

 

 

 

 

Festival Théâtre sur un plateau, le 1 Août

Frasques et frusques par la compagnie des passeurs Texte et mise en scène: Charly Labourier et Renaud Gillier, avec Renaud Gillier, Marine Jardin et Pierre Serra;

Les lettres de mon moulin Philippe Caubère.

 

© Mermed 2 Août 2021

 

 

 

 

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