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Publié par Mermed

Vénus pleurant la mort d'Adonis Nicolas Poussin

Vénus pleurant la mort d'Adonis Nicolas Poussin

'What should I do, seeing thee so indeed,

That tremble at the imagination?

The thought of it doth make my faint heart bleed,

And fear doth teach it divination:

I prophesy thy death, my living sorrow,

If thou encounter with the boar to-morrow.

 

'But if thou needs wilt hunt, be rul'd by me;

Uncouple at the timorous flying hare,

Or at the fox which lives by subtilty,

Or at the roe which no encounter dare:

Pursue these fearful creatures o'er the downs,

And on thy well-breath'd horse keep with thy hound.

 

'And when thou hast on foot the purblind hare,

Mark the poor wretch, to overshoot his troubles 

How he outruns the winds, and with what care

He cranks and crosses with a thousand doubles:

The many musits through the which he goes

Are like a labyrinth to amaze his foes.

 

'Sometime he runs among a flock of sheep,

To make the cunning hounds mistake their smell,

And sometime where earth-delving conies keep,

To stop the loud pursuers in their yell,

And sometime sorteth with a herd of deer;

Danger deviseth shifts, wit waits on fear:

 

'For there his smell with others being mingled,

The hot scent-snuffing hounds are driven to doubt,

Ceasing their clamorous cry till they have singled

With much ado the cold fault cleanly out;

Then do they spend their mouths: Echo replies,

As if another chase were in the skies.

 

'By this, poor Wat, far off upon a hill,

Stands on his hinder legs with listening ear,

To hearken if his foes pursue him still:

Anon their loud alarums he doth hear; 

And now his grief may be compared well

To one sore sick that hears the passing bell.

 

'Then shalt thou see the dew-bedabbled wretch

Turn, and return, indenting with the way;

Each envious briar his weary legs doth scratch,

Each shadow makes him stop, each murmur stay:

For misery is trodden on by many,

And being low never reliev'd by any.

 

'Lie quietly, and hear a little more;

Nay, do not struggle, for thou shalt not rise:

To make thee hate the hunting of the boar,

Unlike myself thou hear'st me moralize,

Applying this to that, and so to so;

For love can comment upon every woe.

 

'Where did I leave?' 'No matter where,' quoth he

'Leave me, and then the story aptly ends:

The night is spent,' 'Why, what of that?' quoth she.

'I am,' quoth he, 'expected of my friends;

And now 'tis dark, and going I shall fall.'

'In night,' quoth she, 'desire sees best of all.' 

 

But if thou fall, O! then imagine this,

The earth, in love with thee, thy footing trips,

And all is but to rob thee of a kiss.

Rich preys make true men thieves; so do thy lips

Make modest Dian cloudy and forlorn,

Lest she should steal a kiss and die forsworn.

 

'Now of this dark night I perceive the reason:

Cynthia for shame obscures her silver shine

Till forging Nature be condemn'd of treason,

For stealing moulds from heaven that were divine;

Wherein she fram'd thee in high heaven's despite,

To shame the sun by day and her by night.

 

 

 

Que faire, te voyant ainsi tout à l‘heure, 

tremblante que je suis à cette vision ?

Cette pensée fait saigner mon pauvre cœur,

et la peur m’enseigne la divination:

je te vois mort, ma peine d‘éternité,

si demain tu trouves le sanglier.

 

S‘il te faut chasser, écoute mes conseils; 

lâche les chiens sur le lièvre ce couard,

ou sur le renard qui vit de ficelles,

ou sur le chevreuil qui fuit le hasard:

suis ces bêtes craintives sur tous les terrains,

et reste sur ton cheval derrière tes chiens.

 

Quand tu es sur la trace du lièvre aveuglé, 

vois le ce malheureux, pour échapper

aux ennuis, comme il sème les alizés,

avec quel soin il va tourner, passer,

multiplier les détours construisant

un dédale pour égarer les méchants.

 

Parfois il court au milieu d’attroupements 

de moutons, pour tromper le nez des chiens,

et, pour que cessent les cris des poursuivants,

si bruyants, dans les terriers des lapins,

quelque fois avec une horde de daims;

le danger le rend rusé, la peur, fin.

 

Là son odeur étant mêlée à d’autres, 

les limiers très excités vont douter,

arrêtent leurs cris jusqu’à ce qu’ils découvrent

difficilement la piste égarée;

puis l’écho répercute les cris odieux,

comme ceux d’une autre chasse dans les cieux.

 

Jeannot lapin, loin sur une colline, alors 

se dresse sur son arrière-train, écoutant

si ses ennemis le poursuivent encore:

il entend encore leurs taïaut bruyants;

il est comme ce malade désespéré

qui entend la cloche des trépassés.

 

Et tu verras le malheureux en suée bien

aller et venir, cherchant la meilleure voie;

les ronces jalouses griffent ses pattes épuisées,

une ombre l‘arrête, comme le murmure d’une voix:

beaucoup piétinent la misère, rabaissée

et personne ne vient plus la soulager.

 

Reste tranquille, écoute encore un instant; 

ne te bats pas, ne vas pas te lever:

je vais contre ma nature, en te prêchant

la haine de la chasse au sanglier,

en liant ci et ça, etcetera;

de tous les malheurs l‘amour parlera.

 

Où suis-je resté ?’ ‘peu importe où,’ il dit 

laisse- moi et l’histoire restera jolie:

c‘est la nuit,’ ‘ ah oui, et alors ? ‘ elle dit.

Je suis,’ dit-il, ‘attendu par mes amis;

c’est sombre, je vais tomber en y allant.’

La nuit,’ dit-elle, ‘le désir est clairvoyant.’

 

Imagine ceci: la terre, éprise 

de toi te fait seulement trébucher

pour te voler un baiser. Les prises

rares font voleurs des hommes d‘intégrité;

tes lèvres rendent triste la chaste Diane, effrayée

de mourir parjure en volant un baiser.

 

De cette nuit noire je comprends maintenant 

la cause : Cynthia, de honte, ombre son rayon

d’argent jusqu’à ce que la nature copiant

soit condamnée pour vol - et trahison -

aux cieux des moules divins où elle te fit,

affront au soleil le jour, à elle la nuit.

 

à suivre

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