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Publié par Mermed

Julie (en 12 chapitres)

Julie – elle nous le dit –

a l'impression de jouer un second rôle dans le film de sa vie,

et de se regarder le jouer, et qu'elle le joue bien ce rôle !

C'est une mélancolique joyeuse et séductrice .

Pourtant, le titre Norvégien (traduit mot à mot en Anglais)

'La pire personne du monde' renvoie non pas à ce qu'elle est

mais à ce qu'elle considère être,

si peu certaine de ses choix, hésitant entre des orientations,

médecin, psy-quelque-chose, photographe...

et deux amours successifs.

Puis cette question: être mère, en est-elle capable?

Tout cela filmé souvent de façon inattendue,

comme ce chapitre 5 dans lequel toute la vie d'Oslo –

voitures, passants, signaux de signalisation –

se fige pendant que seuls les deux amoureux en devenir traversent la ville.

C'est une scène que l'on avait déjà vue (The Square du danois Ruben Östlund)

mais qui ne donnait pas cette impression de mise en non-mouvement/mobile –

cette notion d'immobilité/mobilité me ramène au chat de Schrödinger –

mais ne voyez là que les divagations d'un esprit digressif, 

noyé dans les méandres troubles (je parle de mon niveau d'incompréhension) de la physique quantique

et de la constante de structure fine.

Très beau film,

superbe écrin pour ce prix d'interprétation féminin du dernier festival de Cannes.

 

 

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