Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

Richard Tarlton

Richard Tarlton, fool (comique dirait-on aujourd'hui) mort en 1588

Richard Tarlton, fool (comique dirait-on aujourd'hui) mort en 1588

 

le théâtre de l'époque élisabéthaine ressemble à un théâtre d'écrivains. Même en ignorant Shakespeare, c’est une époque monde qui nous a donné Christopher Marlowe, Thomas Kyd, Ben Jonson et Thomas Middleton – sans parler de John Fletcher et Francis Beaumont, John Lyly, Robert Greene, Thomas Dekker, John Webster et autres.

Mais la nature des preuves survivantes a contribué à fausser cette image. Pour les contemporains, c'était en fait un théâtre d'acteurs. Et si les tragédiens les plus connus, Richard Burbage et Edward Alleyn, nous sont encore familiers en raison de leurs associations avec les grands rôles, la meilleure illustration de ce fait est la carrière du clown Richard Tarlton, le plus célèbre de tous – de nombreux pubs portaient son nom, le dernier jusqu’en 1788, soit deux cent ans après sa mort...Est-il un seul acteur aujourd’hui qui puisse espérer pareille longévité?

Richard Tarlton (il était le fou de la reine Elisabeth) pourrait être l’inspirateur ( ou le destinataire? ) des recommandations de Hamlet aux acteurs:

«And let those that play your clowns speak no more than is set down for them: for there be of them that will themselves laugh, to set on some quantity of barren spectators to laugh too, though in the meantime some necessary question of the play be then to be considered: that’s villanous and shows a most pitiful ambition in the fool that uses it.”

(Et que ceux qui jouent les clowns ne disent rien d’autre que leur rôle ! car il en est qui se mettent à rire d’eux-mêmes pour faire rire un certain nombre de spectateurs ineptes, au moment même d’une situation essentielle de la pièce. Cela est indigne, et montre une pitoyable prétention chez le clown qui le fait.) Hamlet III,2

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article