J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com
17 Avril 2023
Tentative d'épuisement d'une place à Paris (quel titre !)
commence avec Georges Perec qui nous dit comment la place Saint-Sulpice de Paris
et ses différents bâtiments ont été décrits par d'autres avant lui.
Perec passe un long week-end à décrire ce qui se passe là.
Il enregistre les mouvements, les événements et les conversations,
comme un moyen de peindre une image vivante de la vie.
Le premier chapitre du Jour 1 sert à décrire les éléments du lieu tel qu'il le voit :
panneaux, bâtiments, véhicules, voire les couleurs.
Le deuxième chapitre enregistre le mouvement et la direction : ce qui va où et comment.
Au troisième chapitre, la première personne entre dans l'image,
alors que Perec enregistre ses propres mouvements et sa position,
suivis de ce qu'il observe et entend.
C'est comme regarder une peinture passer de la toile à l'esquisse puis à la couleur.
C'est à nous de décider de l'objectif de ce livre,
mais la simple satisfaction voyeuriste qui accompagne le fait de profiter
d'une tentative d'épuisement d'un lieu à Paris est une raison suffisante pour le lire et l'apprécier.