J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com
24 Juin 2023
J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce film,
pourtant j'aime le cinéma et j'aime Hokusai.
Il est vrai que la première demi heure est très décousue –
j'ai appris que la version originale a été coupée de trente-neuf minutes,
ceci explique peut être cela.
Dès le début nous sommes dans un Japon
et un monde totalement stylisés.
Rien ne dépasse,
chaque plan est aussi parfait et lèché qu'une estampe japonaise.
Puis, grâce à certaines scènes éblouissantes de virtuosité
(je pense à cette scène dans une rue quand se lève un très fort vent,
et que Hokusaï croque rapidement les attitudes des passants...),
ou d'une surprenante beauté
(une splendide scène de lecture pour une vingtaine d'hommes
assis auprès de chandeliers),
le film devient une ode à la création artistique.
Ainsi la fameuse vague,
qu'Hokusaï commence à dessiner encore jeune,
et qu'il reprendra pour la fixer sous toutes les formes que nous connaissons,
alors qu'il est très âgé.
C'est aussi un hymne à l'art-idée fixe et unique
que l'artiste ne renie pas quitte à en mourir.