J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com
16 Janvier 2023
Avec Mia Couto on est dans un pays où les voyants font aussi des soins de pédicure pour ceux qui ne croient pas au spiritisme.
Dans ce pays qui n'a plus de géographie, on voyage, mais l'on en connait le but qu'une fois que l'on est revenu, on ressent alors cette fatigue immense d'être resté là, d'où nous pensions être partis...
Certains des personnages pensent poétiquement, et c'est alors qu'ils pensent juste.
Certains - surtout dans la police politique - veulent être aveugles aux races, et ainsi ne pas voir leur racisme.
Certains hommes, des femmes plus encore, ont besoin de boire pour que leur bouche oublie qu'elle a prononcé ce nom.
Digression, cela m'arrive – m'arrivait, car désormais j'ai acquis un certain contrôle et sais utiliser de belles paraphrases, pour ne pas dire le nom de ce président qui aimait Jacques Chardonne (au passage je me contraint à dire le nom de ce scripteur...)
Tous s'évertuent à ne pas déterrer le passé afin de ne pas trouver un futur mort. En priant non pas par ce que Dieu existe mais pour que Dieu existe, les morts rentrent dans leur propre mort, mort qui se fait toujours dans une langue inconnue.
Je n'ai pas résumé le livre, j'ai renté de rendre un peu de son ton.
Mia Couto, romancier indispensable...