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Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

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Le Désert des Tartares § Le Rivage des Syrtes

Le Désert des Tartares § Le Rivage des Syrtes
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Deux garçons de bonne famille, belles maisons, jolies jeunes femmes, amis et tout et tout…

 

Un beau matin, à cheval dans la ville déserte, ils partent,

 

Aldo attend ce moment avec impatience,

Giovanni part à regret,

Aldo arrivera dans l’amirauté - douane de mer d’un port désert,

Giovanni dans un fort qui garde un désert.

Le Dépouillement dés le début pour Aldo,

le dépouillement qui progresse pour Giovanni.

Par une petite ouverture, embrasure, meurtrière ils verront un bateau sur la ligne d’horizon et des hommes très

loin dans le désert.

Visions annonciatrices de l’échec.

 

Deux comtes pour nos esprits d‘ enfance, deux livres que l’on goûtait lorsque petit on lisait avec notre lampe de poche sous les draps parce que nos parents ne nous permettaient pas de lire tard et que nous nous cachions tels les petits chats qui se pensent cachés dés qu’eux-mêmes ne voient pas; il y a dans ces deux livres un peu du derrière de ces bébés chat…alors que - comme Aldo et Giovanni - nous étions seul au monde avec un temps infini et périlleux si nos tartares de parents avaient débarqué sur le rivage des Syrtes de notre lit…

 

Deux livres adolescents terriblement romantiques de solitude - dans l’espace et le temps et la peur et l’attente de quelque chose qui doit arriver.

 

On se dépouillera de son manteau de mer pour lire, en les entremêlant ces deux romans dans une île de la lagune de Venise - Sant Erasmo (les meilleurs artichauts de l‘univers…) - là où il y a un temps pour s’occuper des choses et un temps pour laisser aller ; nous boirons du Sprizz (Prosecco, eau gazeuse, Aperol ou Campari)

En regardant les solitaires de Caspar David Friedrich et nous écouterons la suave sonorité de tous les z - vénitiens comme la forme du grand canal.

©Mermed 

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