J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com
13 Novembre 2021
Nous sommes dans le train, mais dans un autre temps,
celui des téléphones fixes,
des cabines
et des liaisons encore longues pour rejoindre Mourmansk depuis Moscou –
plus de trois nuits (dont une à l'arrêt total dans une petite ville où il fait froid,
mais bon si l'on aime les alcools violents qui étaient encore à la portée de toutes les ivresses)
'Et cette nuit est pareille à cent mille autres
quand un train file dans la nuit
Les comètes tombent et que l'homme et la femme, même jeunes'
préparent l'amour.
Freddy (Frédéric Louis) Sauser n'est pas avec nous,
pas plus que la petite Jehanne,
c'est un de ses frères qui met en images
cette histoire d'un amour inattendu,
et nous offre des image aussi saisissantes que les descriptions de Blaise Cendrars:
'Il n'y a plus que les cendres continues
La pluie qui tombe
La tourbe qui se gonfle
La Sibérie qui tourne
Les lourdes nappes de neige qui remontent'
Tout (images, prises de vues, acteurs, seconds rôles, scénario...) est beau dans ce film.
les citations sont extraites du poème de Cendrars (né Frédéric Louis Sauser), La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France