J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com
12 Octobre 2022
C'était un concert de musique baroque,
ils étaient tous là,
Haendel, Prowo (1667-1757), Sammartini...
et cette musique m'ennuyait...
comme souvent...
pourquoi y retourner ?
Pour rêver à d'autres horizons...peut-être...
Ce soir là,
j'étais en Argentine
près de Cordoba,
à Laborde,
j'étais dans les bottes – trop petites de deux pointures –
de Rodolfo Gonzalés Alcantara,
qui venait chercher le titre qui le ferait immortel,
dans la mémoire de tous,
enfin,
de ceux dont le coeur bat au rythme des zapateos*
du malambo* de Rodrigo et de tous les danseurs.
Et dans ma mémoire s'enchaînaient les mudanzas*
de plus en plus rapides...
jusqu'à ce que le concerto joué sur la scène me ramène
de la nuit magique de Laborde
à la nuit envoûtante du prêtre rouge...
Laborde: la ville où se déroule chaque année le festival de malambo, le vainqueur du concours qui dure six jours est proclamé à quatre heures du matin, dans la nuit du Dimanche au Lundi
Le Malambo, dansé par les gauchos depuis la fin du 16° siècle. C'est une danse pour un homme seul. Zapateo: frappe des pieds qui rappelle souvent le galop des chevaux
Mudanza: série de 5 zapateos en alternant frappe du talon et de la plante.
© Mermed