J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com
9 Novembre 2019
Il n'y a pas une seule minute de trop dans ce film; un film sur la cosa nostra ordinaire, une description qui pourrait être une mise en images des textes de Leonardo Sciascia: la banalité du rêglement de comptes, entre vie de famille, enterrements, copains et prison; tout cela est filmé à travers l'évolution de Tommaso Buscetta qui va passer de son rôle 'd'homme d'honneur' qui supporte, sans dire un mot, des tortures physiques et psychologiques extrêmes (la scène avec sa femme dans l'hélicoptère...), à celui d'homme prêt à collaborer quand il rencontre le bon interlocuteur, le juge Falcone; ce dernier saura instaurer un climat de compréhension et à la fin de l'instruction il lui laissera un souvenir inoubliable: une poignée de main, une poignée de main qui dit tout: la satisfaction, une certaine estime réciproque et surtout ce que Tommaso ressent comme une rédemption.
Tout est bien, l'histoire – même si on l'a lue et relue et déjà vue au cinéma – la mise en scène vive, jamais complaisante et tous les acteurs.