J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com
8 Août 2020
Comme tous les autres matins, Lara débute sa journée par une cigarette et une tasse de thé. Aujourd'hui est un jour important : elle a 60 ans et c'est le premier concert de piano donné par son fils Viktor. Elle le soutient depuis ses débuts et se considère comme déterminante dans son succès. Mais Viktor est injoignable depuis des semaines et Lara semble ne pas être conviée à l'événement, contrairement à son ex mari et sa nouvelle compagne. La journée va alors prendre un tour inattendu.
Pourquoi changer le titre Lara en Lara Jenkins?
Je n'ai pas la réponse et cette question est totalement sans intérêt, je passe vite à autre chose...
Nous sommes dans un autre récit des vingt-quatre heures de la vie d'une femme; et celle-ci n'est pas une femme que l'on souhaite vraiment connaître: tous la fuient, et ceux qui ne la fuient pas, l'ennuient.
Elle a vécu à côté de sa vie, à côté de son talent qui était dans les touches d'un piano, ce qui en a fait une mère tellement abusive que son fils la redoute autant qu'il l'aime...
Rien pour que l'on ait envie de passer un moment avec elle et pourtant, peu à peu, malgré son désagréabilisme - pardonnez ce néologisme - militant, on arrive à éprouver une étincelle de sympathie pour cette femme interprétée par une actrice aussi glacée et brillante que Mademoiselle Huppert, quand elle est à son meilleur.