J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com
18 Mai 2026
dans des prisons,
Nos âmes, prisons de l’obscur
aucune lumière jamais
dans cette vieillisserie des mauvais rêves
- aucun chat pour les tenir loin -
la lumière était
avant la construction de la prison
par un dieu
d’avant l’invention du monde,
la lumière sera
après l’abolition de la prison
par des dieux
d’après la finition du monde;
quand le pendule temporel
cessera d’osciller dans
les puits d’inquisition
puits de questions
pour les âmes dèshérentes
des carceri
de Piranèse l’ameatomiste.
J’aime parcourir ces Carceri d’Invenzione du fond de mes prisons;
quelques musiques m’y accompagnent, le Grand Macabre de Ligeti ou Charlie -
les sessions de 1945 - Koko avec Miles, Dizzy, Curly et Max.
Je bois tous les élixirs d ‘éternité…
construites pour faire vaciller la raison
Les figures impossibles de Maurits,
de l'eau qui descend en remontant,
des soldats qui montent en descendant,
et tant d'autres...
On pense à l'anneau de Moebius,
bien sûr...
Quand d'abord je perds ma raison dans les gravures de Cornelius,
c'est à David Hilbert que je pense,
à sa définition de l'infini,
Il n'est ni écrivain,
ni musicien,
ni peintre,
c’est un mathématicien
que j’aime parce qu’il m’ a aidé à matérialiser l’impossible concept de l’infini;
avec son hôtel.
Cet hôtel dont il est le réceptionniste comprend un nombre infini de chambres; un soir arrive un client, alors que
l’hôtel est complet; problème de surbooking, dirons nous, mais nous n’avons jamais rencontré le mathématicien
Hilbert à la réception…pour David la réponse est simple, il demande à tous les clients de se déplacer dans la
chambre voisine de la leur (en ordre de numéro croissant) et ainsi la chambre 1 se libère et le client s’ installe -
ce qui démontre que l’infini est égal à l’infini plus un….
Le lendemain, nouveau problème: un car et ses cinquante voyageurs…que faire?
C’est simple, chaque occupant d’une chambre ira dans la chambre qui porte le numéro double de celui qui est
attribué à la chambre qu’il occupe, libérant ainsi un nombre infini de chambres…ce qui est à l’évidence la preuve
que la moitié et le double de l’infini sont l’infini.
Et j'en viens alors à penser que Mauritz Cornelius m'a expliqué de façon aussi limpide
- en images - les montées qui descendent
et les descentes qui montent - paradoxes à la portée des promeneurs
et autres pérégrins.
à suivre...