J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com
4 Juillet 2021
Le 3 Juillet, enfin !
Nous spectateurs, privés de présences sur une scène depuis trop longtemps,
Eux, acteurs, musiciens...privés de nous pendant ce même temps long,
voici le jour des retrouvailles,
organisées par le centre culturel de rencontre d'Ambronay
Et ces retrouvailles
(pour lesquelles nous, spectateurs, étions moins nombreux qu'auparavant)
ont été un splendide cadeau : un concert en trois parties.
Un enthousiasmant quatuor - Padam partie - qui revient, aux sonorités du jazz à la française,
visiter le swing-musette.
Diana Baroni et
Rafael Guel (il fabrique lui-même tous ses instruments,
flûtes, flûtes de pan, ocarinas, guitare...)
interprètent en de vieilles mélodies baroques
les femmes d'Amérique centrale et des Andes,
une fois encore nous apprécions la voix de Diana,
en découvrant tous les talents de Rafael.
Puis une découverte (pour moi) un duo composée d'une chanteuse,
également flûtiste et saxophoniste,
Julie Garnier, et du vielleux ,
Marc Anthony.
Et voilà un univers sonore que je ne connaissais pas,
voici les champs de l'invisible,
les espaces de l'inattendu, jamais entendu...
J'entre avec ces sons dans le mystère des choses,
là où les mots ne sont plus les seules clefs de la compréhension.
Des sons qui expliquent les choses cachées
as if we were God's spies... *
* 'comme si nous étions les espions de Dieu.' (Lear V,3)
Le duo s'appelle Artho - comme Antonin Artaud...très présent.
© Mermed 4 Juillet 2021