J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com
9 Août 2021
La journée avait été pluvieuse, très pluvieuse, enfin comme une journée de cet été 2021 – qui nous ramène à un été aussi misérable, celui de 1891, cet été qui accompagnait les dernières tristesses de Rimbaud à Roche... Et de tristesse (est-ce le mot exact ?) il en fut question lorsque le quartet joua une saudade dans le deuxième cloître du monastère de Brou, sous un ciel redevenu calme et bleu. Rencontre inattendue et forte d'instruments jamais entendus ensemble – avez-vous déjà entendu un accordéon répondant au sitar ? Et depuis Woodstock – où j'avais vu – si l'on peut dire parce que nous étions loin de la scène – Ravi Shankar, je n'avais pas revu de joueur de sitar ailleurs que dans des concerts de musique traditionnelle, ce que j'ai regretté encore plus en voyant Ashraf Sharif Khan... Une des raisons pour lesquelles j'aime le jazz, réside dans la silhouette des musiciens et celle du sitariste est majestueuse.
The Sound Braka, Stracho Temelkovski, accompagné par Jean-François Baëz à l'accordéon, Jean-Charles Richard aux saxophones et Ashraf Sharif Khan au sitar.
C'était à Brou, le Samedi 7 Août 2021
© 8 Août 2021 Mermed