J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com
23 Septembre 2021
J'étais très curieux de voir une adaptation de Murakami, qui n'est pas un romancier de l'action,
et j'ai beaucoup craint pendant les premières trente minutes,
je me retrouvais dans une succession de plans fixes,
dans un film comme on en voit tant, un de ces films boboisants...
À ce propos, j'ai découvert il y a peu en lisant l'excellent Brendan Behan's New York
que l'on doit – selon toute probabilité – ce terme de bobo à H.L.Mencken
qui dans sa critique du roman Peyton Place de Grace Metalious,
parle de la bourgeoisie 'artiste' vivant dans les quartiers qu'elle met à la mode,
et il appelle cette partie de l'humanité urbaine Booboise...
Trêve de digressions,
le film devient de plus en plus fort, de plus en plus beau, de plus en plus émouvant .
Il est par ailleurs dépourvu de cette musique -
oserai-je l'adjectif qui ne convient pas à un son, mais je me l'autorise ici,
pestilentielle d'ascenseur qui accompagne maintenant quasiment tous les films.
Brendan Behan est un romancier et dramaturge Irlandais, arraché à notre affection par l'alcool, beaucoup trop jeune en 1964, à 41 ans.
H.L.Mencken, journaliste, linguiste, critique, un homme très lu et écouté jusqu'à sa mort en 1954.