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Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

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Pétrarque

Pétrarque
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Pétrarquiana

 

Je connais la bible et aussi

les bons pères talmudistes

quelquefois un peu farceurs

qui plaisent à ma façon de penser,

moins à la façon dont j’ai vécu;

comme ces bons vieux taôistes,

j’aime à tsim-tsoumer

entre le tohou et le bohou

dans un universel tohu bohu,

quand le vieux du fleuve me dit

- enfin pas à moi - mais à Siddhârta

maître…’ et que le saint Bouddha

lui répond: ‘espèce d’âne,

tu aurais pu gagner vingt cinq années…’;

je retrouve aussi avec plaisir les Grecs

du vieux temps qu’ils aient écrit

de la philosophie ou des vers,

ou aussi de la science fiction;

je marche du désert

de Judée au Mont Parnasse,

et toujours je lis et traduis ce bon Will,

entre des matches de rugby et des single malt;

et puis je regarde ces peintres de la renaissance,

j’entre dans leur mains

et dans celles aussi de Shitao,

en étant la bouche du Byrd

ou le survivant d’Arnold;

 

Je sais l’écrire cette royauté

en quelques stances décasyllabiques;

sans en aucune ligne jamais retrouver

ni la grâce des renaissances poétiques,

ni l’ironie des athéniens cyniques;

alors il ne me reste plus qu’à gémir

puisqu’il est passé le temps des soupirs.

 

 

 

En vers sonnants sinon trébuchants,

je peux aussi faire de jolis sonnets,

qui selon mon caprice ou mon toupet,

avec des mots tout aussi hésitants

 

que les pas du bel et timide amant,

transi de froid et de peur au sommet,

d’où il voyait les lumières de Cadenet -

approximation utile pour l’instant -

 

lui le premier poète du Mont Ventoux,

qui fut aussi le premier alpiniste,

et dont tous un jour nous fumes jaloux:

 

l’amour pour Laure de ce latiniste,

qui connaissait les vers savants et doux,

un poète des mots, l’alchimiste.

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