J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com
9 Septembre 2023
Entre des mains moins expertes, ce film aurait pu devenir un choc de contenu, mais Václav garde tous ses éléments en équilibre, réussissant à célébrer la beauté de l'opéra tout en nous montrant des mini-drames souvent détestables se déroulant dans les parties privées des palais.
Le trac de la diva dans les coulisses est remarquablement mis en scène, tout comme l'attrait du jeu et les pitreries sexuelles dans ce qu'à Venise on appelait des casinos – maisons où l'on jouait et où tous les sexes pouvaient se rencontrer sous le couvert d'un wokisme dont on ignorait encore le nom, et pourtant certaines figures du film sont manifestement des êtres hésitant entre deux sexes....
Ce film – dont le très grand mérite est de nous faire découvrir Josef Myslivecek - je dis bien découvrir et non redécouvrir, personne en France ne le connaissait, du modeste amateur que je suis aux critiques musicaux les plus pointus – est remarquablement interprété, à l'exception toutefois, et c'est un énorme bémol, de Mozart enfant prodige – on ne pouvait trouver pire que ce gamin pour endosser l'habit de Wolfgang...