J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com
20 Février 2025
J’écoute la sonate 32 de Beethoven, c’est Maurizio Pollini qui est au piano, et je suis dans les dernières pages de ce livre, je l’ai posé un moment, le temps d’écoutet la musique, le temps aussi de prolonger ce livre, tout comme ont été prolongées les vies d’ Etienne et de Fauvette à Ker Ael.
Une maison fermée depuis des années,
un couple à l’intérieur,
des hommes viennent – chacun son jour, c’est la nuit pour le Bosco, c’est le dimanche pour le professeur...
dans la maison où il y a la lanterne, veilleuse des âmes, «qui garde les hommes en vie, un jour et une nuit après leur mort»,
parce que «un jour et une nuit, c’est le temps que met une âme à brûler»
On est en pleine poésie, avec des poètes, Musset, Vigny, Char ,et bien d’autres... même Hippolyte Violeau – dont j’ignorais jusqu’au nom...
Ces sept hommes vont permettre au vieux couple de vivre dix mois «plus longtemps que leur vie»
J’ai écouté des dizaines d’interprétations de la 32°, c’est toujours vers Maurizio que je reviens,
j’ai lu des milliers de romans, je sais que je reviendrai vers celui-ci, qui se termine sur cinq vers de la lettre de Musset à Lamartine:
«Et, marchant à la mort, il meurt à chaque pas.
Il meurt dans ses amis, dans son fils, dans son père,
Il meurt dans ce qu'il pleure et dans ce qu'il espère ;
Et, sans parler des corps qu'il faut ensevelir,
Qu'est-ce donc qu'oublier, si ce n'est pas mourir ?»