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Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

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La convocation

Film (titre original: Armand) réalisé par Halfdan Ullmann Tøndel Avec Renate Reinsve, Ellen Dorrit Petersen, Endre Hellestveit

Film (titre original: Armand) réalisé par Halfdan Ullmann Tøndel Avec Renate Reinsve, Ellen Dorrit Petersen, Endre Hellestveit

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Le réalisateur norvégien Halfdan Ullman Tøndel, né en 1990 et petit-fils de Liv Ullmann et d'Ingmar Bergman, aime jouer avec l'ambiguïté. Dans son premier long métrage, il oscille constamment entre des frontières difficiles à définir : entre jeu et violence, entre faits et exagération. S'agit-il d'une urgence ou d'une fausse alerte, comme le suggère l'alarme incendie de l'école qui sonne sans raison parce qu'elle est en panne ?

Quoi qu’il en soit, les valeurs proclamées de tolérance et de résolution pacifique des conflits par l’école reviennent en pleine figure au sein du corps enseignant. Quand tout le monde est toujours traité comme un imbécile, il est impossible de parler franchement. Et sous l’usage sensible du langage, il y a une soupe toxique de préjugés, de jalousie et de malveillance qui mijote. Ce qui s’est réellement passé entre les enfants n’est pas important. Le film est davantage une étude des personnages adultes. Leur rivalité, déguisée en inquiétude pour les enfants, culmine dans cet étrange éclat de rire de Renate Reinsve, qui se transforme sans problème en sanglots. L‘actrice norvégienne avait remporté le prix d'interprétation féminine à Cannes en 2021 (Julie en 12 chapitres). Ici elle montre une fois de plus qu’elle est prête à repousser les limites du jeu d’actrice. « C’était un véritable défi pour moi aussi, de ne pas savoir quand mon personnage était honnête et quand il était manipulateur. Pour pouvoir jouer ce rôle avec sincérité, j’ai dû trouver toutes ces émotions en moi. C’était vraiment très intense. Et il m’a fallu beaucoup de temps pour retrouver la paix après les jours de tournage », explique Reinsve. Ce film, entre le psychodrame et la satire, se termine par une performance de danse surréaliste dans le couloir de l'école. Ce n'est certainement pas un cinéma de bien-être - le petit-fils suit les traces de son grand-père Ingmar Bergman.


 

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