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Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

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Sirat

Film de Olivier Laxe avec Bruno Núñez Arjona, Richard Bellamy, Sergi López

Film de Olivier Laxe avec Bruno Núñez Arjona, Richard Bellamy, Sergi López

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Sirât c‘est la voie qui, par-dessus les abysses de l‘enfer mène au paradis, ce chemin est nécessairement douloureux.

Le film est du début à la fin sous tension, tension insupportable pour le spectateur non-raver au début, digression HIer j‘ai assisté à un spectacle de danse à l‘opéra de Lyon; la première proposition était un duo qui dansait sur La nuit transfigurée de Schönberg – une réussite. La seconde, on oublie très vite, étant dans un bon jour je ne donnerai aucun nom, en revanche la dernière partie proposait sur une musique très proche de ce que j‘ai entendu dans Sirat, une remarquable chorégraphie qui permettait d‘oublier cette musique raveuse. Tout peut arriver...

qui se transforme en une tension de l‘action croissante tout au long du film. Dans ce vacarme, Luis et Estebán vont se joindre à un groupe de techno-nomades pas si jeunes que ça, en route pour une autre rave quelque part dans le désert. Un voyage périlleux , de plus en plus, mais au cours duquel s-ébauchent des liens, presque une amitié avec cette famille auto formée, interprétée par cinq acteurs Stefania Gadda, Joshua Liam Henderson, Jade Oukid, Richard « Bigui » Bellamy, Tonin Janvier) qui utilisent leurs prénoms et jouent ce qu‘ils sont - semble-t‘il – eux-mêmes.

Le voyage devient un Salaire de la peur anarcho-hashishin – en beaucoup plus dur que les deux versions de Clouzot et de Friedkin. Les paysages sont somptueux, angoissants et magnifiquement mis en scène, et tous les acteurs sont à la, hauteur de la terreur et de l‘immense tristesse qui nous. Envahissent.

Un film aussi beau que dense, une réussite.

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