J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com
9 Janvier 2026
Isaïe 44,16-19
Il jette au feu la moitié de son bois, avec cette moitié il va pouvoir manger de la viande, il cuit un rôti et se rassasie ; il se chauffe aussi et dit : Ah ! ah ! je me chauffe, je vois les flammes ! Et avec le reste il fait un dieu, sa statue, il fait des révérences devant elle, il se prosterne, il l'invoque et s'écrie : Délivre-moi, car tu es mon dieu ! Ils n'ont ni connaissance ni intelligence ; leurs yeux sont bouchés, de sorte qu'ils ne voient pas, et leur cœur, de sorte qu'ils n'ont pas de bon sens. Il ne réfléchit pas et il n'a ni connaissance ni d'intelligence pour dire : J'en ai jeté une moitié au feu, j'ai cuit du pain sur les braises, j'ai rôti de la viande et je l'ai mangée ; et avec le reste je ferais une abomination !Je ferais des révérences devant un morceau de bois !
Mermed
Les grands vents inconnus Balayaient la terre Depuis des siècles et des millénaires L’homme était là Enfin… Résultat inimaginable De conglomérats improbables Pour des questions interminables L’homme Un jour Mangea une bête trouvée dans des cendres Il décida que cette viande était bonne Meilleure que toutes celles qu’il avait Poursuivies Et tuées Et dévorées à pleines dents Et l’homme Décida de trouver le secret Derrière cette nourriture si bonne Pendant des milliers d’années Il chercha des braises Il ramassa des braises Qu’il confia à un homme du clan Un jour l’homme Vit que sa confiance dans le gardeur du feu Était justifiée Le gardeur avait réussi À sauver le feu Alors De ce jour L’homme chercha un nom Il voulait trouver Le nom du premier gardeur Mais il n’avait pas de nom Il n’avait pas de nom Encore Celui qui, Ici, là et ailleurs Partout où il y avait l’homme Avait gardé le feu Alors Passèrent encore des années L’homme pensait: Le feu qui l’a fait? Alors Partout où il était L’Homme réfléchissait Et ne trouvait pas d’explication L’invention était trop grande pour l’homme Il inventa alors L’inventeur Un inventeur inconnu Qui avait une âme Trop vaste pour le corps de l’homme
Il inventa les fils de l’homme Il inventa les dieux Ceux là qui les premiers Avaient inventé le feu Il inventa les noms de tous ces dieux inconnus Pour remplacer le nom de l’homme Gardeur du feu Préhistoire des dieux Et depuis, toujours Et partout Les dieux viennent Dans le feu des cieux Détruire la tranquillité de l’homme.
Les deux plus importantes découvertes de l'humanité, la domestication du feu,
l'invention du mot Dieu,
laquelle a été, est encore, sera pour longtemps, la plus nocive ?
mettre ses mots avec ceux du deutéro-Isaïe, quelle impudence !